Intégration
de la gestion documentaire dans une vision
Le contexte
actuel du traitement de l’information est caractérisé par
une rapide évolution technologique. Il n’a
pas abouti à une réduction de la
charge documentaire et l’on assiste parfois à une
augmentation du volume des données et des
documents à gérer avec notamment
une forte propension de création de données
numériques et d’échange de
données par mail.
L’informatisation est désormais insuffisante
et une démarche plus globale doit être
adoptée pour permettre d’intégrer
dès l’origine la gestion électronique
documentaire, la gestion des données et
celle des procédures (Workflow) à la
lumière des nouvelles évolutions
technologiques.
La gestion documentaire
passe dans une telle approche du stade passif
de la simple gestion des archives
physiques, à une étape plus active
dans laquelle le cycle de vie du document est géré dans
le patrimoine documentaire.
Les mutations qui intègrent la gestion
documentaire dans une vision globale prennent cours
dans un nouvel environnement normatif et législatif
garant de la valeur juridique des documents électroniques,
de la force probante de l'écrit électronique,
de la présomption et de la fiabilité des
procédés de signature électronique.
Elles offrent des moyens plus sûrs pour éviter
les pertes ou les destructions accidentelles de
documents.
Dans de telles conditions,
les entreprises du secteur privé améliorent constamment
leur productivité, réduisent les
coûts et les délais de traitement
notamment par l’adoption d’un modèle
de bases des données relationnelles, d’architectures évoluées,
d’une technologie sûre et fiable, de
traitement des données et des documents.
Il est dès lors apparu nécessaire
pour GSS d’identifier et de résoudre
les problèmes qui sont à la base
des dysfonctionnements constatés dans les
administrations et les institutions de sécurité sociale
et de traiter les causes qui ne favorisent ni la
modernisation, ni l’amélioration du
service aux assurés ou qui peuvent faire
que les résultats de gestion différent
des prévisions.
GSS conseille alors sur
la mise en place d’un
cadre organique. Il traite :
d’une politique et d’un plan
directeur pour une gestion documentaire décentralisée
et d’accès à distance ;
d’un plan d’organisation de la sécurité et
du classement des données et des documents
;
d’un plan de rétention à la
lumière de la réglementation;
d’un cadre d’organisation des systèmes
informatiques : base de données relationnelles
;
d’un programme de renforcement des capacités
humaines.
Le cadre d’organisation que conseille GSS
s’inscrit dans la durée et dans la
prévisibilité pour aider à mieux
gérer le patrimoine d’information,
garantir que les investissements seront préservés.
Il permet aussi :
a. de fournir une vue unifiée
de la fonction administrative et technique
;
b. d’intégrer et fédérer
la gestion des archives physiques, la gestion des
bases de données relationnelles, la gestion électronique
des documents quelle que soit leur nature : données
structurées ou non structurées, documents
numérisés, fax, e-mail et documents
annexés, formulaires en ligne, documents
de bureautique (Word, Excel, PowerPoint…)
c. de mettre en place un entrepôt des données
fiables, (warehouse) et un système décisionnel
efficient ;
d. de fusionner les données en provenance
de plusieurs sources en un ensemble cohérent
et centralisé ;
e. d’organiser :
i. le suivi du cycle de
vie des documents depuis leur naissance jusqu'à leur mise à disposition
et leur destruction ;
ii. la gestion automatique des versions actualisées
des documents.
C’est une des conditions de GSS pour aider
les entreprises, les administrations et les institutions
de sécurité sociale en Afrique pour
qu’elles adaptent leurs méthodes de
travail et qu’elles soient en mesure d’accentuer
le recours aux nouvelles technologies pour rendre
un meilleur service aux usagers.
Mais les investissements
souvent coûteux
peuvent parfois dépasser les capacités
des entreprises, des administrations et des institutions
de sécurité sociale africaines. Les
moyens humains et matériels parfois réduits
dont elles disposent peuvent limiter leur capacité à investir
pour rénover leurs outils technologiques
ou pour assurer la maintenance des systèmes
installés.
Aussi, GSS s’inscrit dans la démarche
pour organiser un dialogue sur les politiques
de traitement de l’information pour promouvoir
par la concertation, le partenariat, les synergies
et les complémentarités. De cette
manière, le programme d’assistance
technique qu’il met en œuvre traite
du renforcement des capacités nationales
et de l’identification des mesures d’accompagnement
pour permettre aux acteurs du terrain d’assumer
de manière active, toute leur responsabilité.
Le cadre d’organisation proposé par
GSS s’inscrit aussi dans celui des normes
pertinentes, des bonnes pratiques en matière
de «record management » pour que l’assistance
soit sécurisée et construite autour
des normes, lois et règlement qui organisent
les bases juridiques, les garanties sur la valeur
probante des documents et des procédures électroniques,
la présomption de la fiabilité des
procédés de signatures électroniques.
L’archivage physique des dossiers de la sécurité sociale
La constitution d’une base de données
documentaires est nécessaire. Son existence
permet la maîtrise de la charge documentaire
en mettant en place des mécanismes de collecte,
de suivi et de mise à disposition des indicateurs
de base. Ce fichier central est constitué des
différents fichiers physiques existant dans
le système : fichier physique des assurés,
fichier physique des employeurs, fichier physique
des pièces justificatives, fichier physique
des autres documents administratifs. Les divers
dossiers constitués sont structurés
logiquement en sous-dossiers:
1. Le
sous dossier Immatriculation (regroupant
les éléments d’identification
du générateur des droits ;
2. Le
sous dossier Structure familiale (regroupant
les éléments d’identification
des ayants droit) ;
3. Le
sous dossier Gestion de la carrière (regroupant
les éléments alimentant
la carrière du travailleur) ;
4. Le sous
dossier Pièces périodiques (regroupant
les pièces périodiques
relatives aux bénéficiaires de prestations)
;
5. Le
sous dossier pensions (regroupant
les documents de base tant pour la constitution
que pour la liquidation
des dossiers de demande de prestations introduits
par le(s) bénéficiaire(s)) ;
6. Le
sous dossier Divers (regroupant
tous les autres documents difficiles à classer dans
des sous dossiers spécifiques.
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